Archives Articles de Presse

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Mardi 5 Avril 2005 -
Traduction d'un article du Sun-Sentinel

Le Norway échappe aux ferrailleurs
La NCL a annoncé que le paquebot sera envoyé en Malaisie pour un nouvel usage (sans autre précision), les frais du bateau à quai à Bremerhaven deviennent trop lourds...

Projets fiables ou Moyens pour détourner la Loi européenne sur le désamiantage !

à suivre...


Article complet :
http://www.sun-sentinel.com/business/local/sfl-znorway06apr06,0,1170726.story

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OF | Jeudi 24 Mars 2005

Le tribunal de Grande Instance de Saint-Nazaire vient de trancher le différend qui oppose depuis trois ans les deux associations baptisées "Pour l'ex-France", celle de J. Lhéritier, deuxième du nom devra changer de nom et condamne à verser 1000 € de dommages et intérets à celle créée initialement (présidée par P. Bruguet). La perdante devra également prendre en charge les frais de justice (2600 €), mais aussi "cesser l'utilisation de la dénomination "Pour l'ex-France" et prendre une autre dénomination...

En 2001, M. Lhéritier en désaccord avec le président, avait dû quitter l'association "Pour l'ex-France" alors qu'il était secrétaire. Accompagné d'autres membres fondateurs, il avait alors créé une deuxième association "Pour l'ex-France", malgré les mises en garde du Sous-Préfet.

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OF | 17 Mars 2005 (Extrait de l'article de Daniel Hillion)

Rebondissement ou intox
Le France ne serait pas détruit

Le nouvel épisode du feuilleton de l'ex-France se joue à Miami. La démolition de bon vieux pauquebot ne serait plus d'actualité...

Depuis quelques jours, on disait le paquebot définitivement voué à la démolition en Inde. Coup de théâtre, un de plus : cette démolition ne serait plus d'actualité. Le prix du désamiantage, opération indispensable avant son départ de Bremerhaven, à contraint - momentanément - Norwegian Cruise Line à repousser cette solution. Selon la direction de NCL, qui a son siège à Miami, trois acquéreurs sont en lice pour un achat de 20 millions d'euros. L'acheteur norvégien qui revient le plus souvent dans les conversations voudrait transformer l'ex-France en Hôtel flottant à Dubai. Un autre envisage, lui, de le refaire naviguer !

Bref, le feuilleton est reparti pour un épisode de plus ! Mais il faut prendre ces projets avec une extrême prudence car ils peuvent n'être qu'une façon de permettre le départ du navire du port de Bremerhaven sans être désamianté. Explication : la convention de Bâle ne contraint au désamiantage que les navires ayant le statut de déchet, c'est-à-dire qui partent à la démolition. Toute utilisation en tant que navire, musée ou hôtel, dispense du désamiantage.

L'ex-France devrait quitter le port allemand de Bremerhaven, vendredi 25 Mars, la semaine prochaine. Pour Dubaï, s'il n'est pas "détourné" au dernier moment, par exemple, vers l'inde...

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AP | 9 Mars 2005 (NouvelOBS.com)

Le gouvernement sera «particulièrement vigilant»
sur le sort de l'ex-paquebot France

PARIS (AP) -- Le gouvernement sera «particulièrement vigilant» sur le sort de l'ex-paquebot «France», menacé de démolition, a assuré mercredi le secrétaire d'Etat aux Transports François Goulard, en exprimant des doutes sur la possibilité de cession du navire à des ferrailleurs.
«Il convient de mettre en garde ceux qui pourraient penser que la vente à ferrailleurs de je ne sais quel pays sans autre forme de procès est possible», a déclaré M. Goulard lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Le secrétaire d'Etat aux Transports a observé que la convention de Bâle signée par les pays européens interdisait l'exportation de matériels comportant des produits polluants. Or le «Norway» contient «près de 900 tonnes d'amiante».
M. Goulard a rappelé qu'il avait proposé avec le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres le classement partiel en monument historique de l'ex-»France». Ce classement pourrait rapporter au navire «des aides fiscales considérables pouvant aller jusqu'à 50 millions d'euros».
Faute de repreneurs, l'ex-paquebot «France», à quai dans le port de Bremerhaven (Allemagne) depuis 2003, pourrait être racheté par des démolisseurs qui veulent profiter du cours exceptionnel du marché de l'acier. Aucun projet de reprise par un investisseur français n'a abouti pour l'instant. AP

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Robin des Bois (Extraits du Communiqué du 7 Mars 2005)
association de protection de l’Homme et de l’environnement

Après le quai de l’oubli au Havre,
le quai de l’amnésie à Bremerhaven.


Quel que soit l’avenir du navire, le désamiantage du compartiment machine - une « cathédrale » de 100 m de long et de 15 mètres de haut - ainsi que des zones périphériques est alors considéré par les experts comme une priorité. L’amiante des flocages, des calorifugeages, des joints de tuyauteries, des capots et écrans pare-chaleur et vapeur s’est déconfinée et dispersée. L’amiante est français. Il provient de la mine de Canari en Corse dont l’exploitation a cessé en 1965. Le France a été mis en service en 1961 à Saint-Nazaire. En 1995, les syndicats des chantiers de l’Atlantique constatent que l’amiante du France frappe à retardement et que des centaines d’ouvriers sont ou en seront victimes d’ici 2005.

La dernière hypothèse en date selon laquelle le Norway serait reconverti à Singapour en hotel flottant est une galéjade destinée à faciliter le départ de l’ex-paquebot d’un port européen et à contourner les directives de la Convention de Bâle sur les mouvements transfrontaliers des déchets. L’ex-France serait en fait sur le point d’être vendu à des récupérateurs de métaux en Asie. En général les chantiers de démolition des épaves y sont sur la plage, et même si des améliorations plus théoriques qu’effectives sont mentionnées depuis 3 ans, les ouvriers travaillent à mains nues et à visages découverts et sans information préventive. Pour les incrédules, il suffit d’imaginer l’épave du France échouée sur la plage de la Baule et se faire démantibuler jour après jour dans des nuages de poussières et de fumées et dans des mares d’hydrocarbures et de PCB par une nuée d’ouvriers journaliers logés dans des cabanes de tôle et de bois flotté en contrebas de la promenade de mer.
L’ancien paquebot est non seulement désaffecté. Il est aussi accidenté. Il est toujours sous pavillon des Bahamas et il pourrit sur un quai à l’écart comme il avait commencé à le faire sur « le quai de l’oubli », au Havre à la fin de la décennie 1970. Le propriétaire norvégien a fait retirer il y a quelques jours du Norway deux belles vedettes ayant servi aux transferts des passagers américains entre le bord et les îles caraïbes. L’amiante, les résidus d’hydrocarbures, le pyralène, les systèmes électriques, il les a laissés.

Robin des Bois demande à l’Allemagne d’interdire en l’état le départ du Norway vers l’Asie, à la France, à la Norvège et aux Bahamas, état du pavillon de participer au désamiantage préliminaire et à l’extraction des autres toxiques embarqués, et à l’Union Européenne d’accélérer la mise en œuvre d’un chantier de démolition et de recyclage des navires en fin de vie en mer du Nord ou sur la façade atlantique.

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Vendredi 04 mars 2005, mis à jour à 16:49

LEXPRESS.fr avec AFP


L'ex paquebot France pourrait partir
en Asie avant la fin du mois

L'ex paquebot France, actuellement amarré au port allemand de Bremerhaven, pourrait partir avant la fin du mois en Asie pour devenir un hôtel flottant, selon une source proche de son actuel propriétaire, la compagnie malaise Star Cruise.

"Il a été décidé la nuit dernière à Kuala Lumpur de rapatrier le navire en Asie afin de le convertir en hôtel flottant le temps de trouver un acheteur capable d'apporter un chèque garantissant sa solvabilité", a indiqué cette source à l'AFP.

"Le départ du navire du port de Bremerhaven ne dépend actuellement que de la disponibilité des remorqueurs qui devront le conduire en Asie, probablement à Singapour", a ajouté la même source.

L'entretien du navire, qui est relégué dans le port de Bremerhaven depuis une explosion de chaudière qui a tué huit marins en 2003, coûterait près de 385.000 euros par mois.

La compagnie Star Cruise, filiale de la Norwegian Cruise Lines (NCL), et dont le siège se trouve à Kuala Lumpur, souhaite depuis plusieurs mois trouver un acquéreur au navire.

L'homme d'affaires Isaac Dahan, qui avait lancé en septembre dernier l'idée d'ancrer le paquebot à Honfleur (Calvados) est resté sceptique face à cette information. "Le vendeur avait décidé d'abord de le ferrailler lundi dernier, ensuite il a dit +j'attendrai jusqu'à vendredi+, en attendant maintenant il demande 20 millions d'euros", a affirmé à l'AFP M. Dahan, soulignant qu'il ne possédait pas une telle somme.

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[Article Le Figaro.fr, le 03 mars 2005]

Un accord aurait été signé entre l'armateur Star Cruise et un ferrailleur indien

Le «France» partira bien à la casse

Jean-Marc Philibert


Les derniers espoirs de retour du Norway en France se sont éloignés hier : sauf coup de théâtre, l'ex-France partira prochainement à la casse. Selon le quotidien Ouest-France, une promesse de vente aurait en effet été signée mardi entre l'armateur Star Cruise, propriétaire du navire, et un chantier indien pour un montant de 15 millions d'euros. Une transaction que n'a pas souhaité confirmer le vendeur.


Réunis dans un café du XIVe arrondissement de Paris, hier, les associations de défense du bateau et le promoteur immobilier Isaac Dahan, qui portait le projet de rachat depuis l'abandon du groupe de tourisme Pierre & Vacances, n'ont pu que constater l'impasse. «Les prétentions du vendeur ne correspondent pas au projet d'aujourd'hui. En l'état, aucune opération n'est possible sans financement et sans garantie des pouvoirs publics locaux et régionaux. Je gèle donc le projet en attendant ces garanties», a ainsi déclaré Isaac Dahan. Une bouteille à la mer en guise de dernier appel au secours.


Pourtant, les amoureux du transatlantique refusent de désarmer. Président de l'association Pour l'ex-France, Jacques Lheritier s'escrimait, hier encore, à décrocher un soutien plus appuyé des pouvoirs publics. Après avoir rencontré le secrétaire d'État à la Mer, François Goulard, dans la matinée, il en a appelé au ministre de la Culture. «Je souhaite que Renaud Donnedieu de Vabres s'engage par écrit sur le classement du bateau en monument historique. De plus, nous demandons que l'État accorde sa garantie à Isaac Dahan dans le cadre d'un prêt bancaire destiné à l'achat du navire.»


Mais c'est bien là où le bât blesse. L'État s'était déjà engagé en octobre dernier à prendre à sa charge les travaux d'infrastructure nécessaires à l'installation de l'ex-France dans le port d'Honfleur, pour un montant de 17,5 millions d'euros. Le secrétaire d'État à la Mer l'a encore répété lundi, en précisant toutefois que «l'État n'était pas en première ligne, l'initiative d'une reprise ne pouvant être que privée». Or, Isaac Dahan n'a jamais fait la preuve de son assise financière. Selon nos informations, son patrimoine s'élèverait au maximum à 5 millions d'euros. Bien loin de la facture à régler pour espérer racheter le navire.


Le scénario semble donc déjà écrit. D'autant que l'armateur malais Star Cruise a déjà fait preuve d'une patience angélique sur ce dossier. La maintenance du Norway, à quai dans le port allemand de Bremerhaven, lui coûte en effet 500 000 dollars par mois.


Selon une source proche du dossier, le démantèlement aurait d'ailleurs déjà commencé. Les deux chaloupes de débarquement, d'une capacité de 400 personnes, auraient ainsi été vendues le week-end dernier. De plus, sur place, des containers seraient actuellement remplis de tout ce qui pourrait être vendable. La salle de jeux des enfants, décorée par Jean Mercier, aurait pour sa part été cédée pour 200 000 dollars au Metropolitan Museum de New York.


Dans ces conditions, les espoirs des amoureux du liner de légende semblent bien compromis. Même si Isaac Dahan et Jacques Lheritier paraissent prêts à se raccrocher aux dernières branches. «Nous allons lancer une fondation et faire appel à la générosité du public, a ainsi annoncé hier le président de l'association Pour l'ex-France. Le bateau ne partira pas au ferrailleur.» Apparemment, Star Cruise en a décidé autrement
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